Nos principes

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Nous sommes communistes. Notre but ultime est la disparition de la société divisée en classes, c’est-à-dire la fin de l’exploitation de l’humanité par elle-même. Le communisme est une idée neuve dans le monde. C’est la plus récente des conceptions de l’émancipation humaine. Le communisme est l’avènement dans et par l’histoire d’une société dans laquelle l’appropriation privée des richesses et l’accaparement par une minorité d’exploiteurs des ressources sociales est rendue impossible et dans laquelle le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous. C’est le seul avenir digne pour l’humanité. Mais les mots ne doivent pas nous tromper. Surtout aujourd’hui où l’idée bourgeoise d’un enterrement et d’une impossibilité du communisme est une idée profondément enracinée dans les masses. Le communisme n’est pas plus un « totalitarisme » qu’ un idéal existentiel, une marginalité radicale, un échappatoire utopique, local et affinitaire hors du monde de la marchandise. Le communisme est tout à fait impensable sans le renversement révolutionnaire et la destruction pure et simple des pouvoirs bourgeois. C’est un processus tout à fait concret qui naît des contradictions réelles de la société actuelle. Encore faut-il le comprendre selon une conception scientifique de l’histoire. Toutes les lubies semi-anarchistes qui prétendent « changer le monde sans prendre le pouvoir » expriment en dernier ressort une capitulation face au règne du capital, une forme plus ou moins élaborée d’apologie de la défaite. Mais l’autogestion de la défaite ne remplacera jamais la dictature du prolétariat. En fait, ces projets alternatifs (dont on nous rabat les oreilles au nom d’une prétendue « mort du marxisme » et d’une analyse banale des échecs des révolutions du XXème siècle) s’appuient sur une culture défaitiste de la bourgeoise de gauche, une force de critique stérile qui n’existe que dans les niches soyeuses que lui laisse le système. Car l’essence de la bourgeoise de gauche consiste à distiller par tous les moyens l’idée que le règne de la bourgeoise est éternel et qu’il s’agit tout au plus de lui « désobéir » ou de lui « résister ». Pourtant, la victoire momentanée de l’hydre capitaliste à l’échelle mondiale ne change pas les termes du débat. La révolution prolétarienne mondiale est à l’ordre du jour, dans les conditions concrètes du XXIème siècle. Le premier assaut du ciel du prolétariat mondial et de ses alliés dans les autres classes opprimés, principalement pendant les révolutions russe et chinoises, est un réservoir d’expériences pour les révolutions à venir et non un cortège funèbre à exorciser. Le chemin vers le communisme est celui des prises de pouvoir successives contre l’entreprise de mort du capital, c’est une prise de conscience progressive des forces et du potentiel que détiennent les masses populaires, seules forces motrices de l’histoire.

Notre action s’inscrit donc dans la lignée du Mouvement Communiste International. On trouve dans le marxisme, le léninisme et le maoïsme la synthèse la plus haute et la plus riche de la façon dont les masses populaires peuvent prendre conscience de leurs forces et lier l’amélioration de leur sort à la lutte pour la révolution socialiste. Les trois étapes de la pensée communiste moderne fournissent un guide pour l’action, un cadre stratégique et une conception du monde sans lesquels on ne peut pas envisager de révolution. Il n’y a pas de révolution possible sans adoption d’une théorie révolutionnaire vérifiée par une pratique révolutionnaire. La théorie de la révolution socialiste en France reste à élaborer. En s’appuyant sur des enquêtes, des analyses concrètes, en apprenant des luttes des masses populaires, en apprenant des expériences révolutionnaires et en appliquant la ligne de masse nous voulons contribuer à l’élaboration de cette théorie.

Nous sommes internationalistes. Le capitalisme mondial a créé un seul monde à son image et face au capital mondial il existe une lutte mondiale des opprimés. Soit le monde entier va vers le communisme soit personne n’y va.

De la même façon que la société est divisée en classes, le monde est divisé entre nations exploitées et nations exploiteuses, entre pays impérialistes d’une part et semi-colonies de l’impérialisme d’autre part . Nous qui vivons dans un centre impérialiste nous avons comme devoir particulier de détruire l’impérialisme français comme principale contribution à la libération des peuples du monde. Les impérialistes français et européens sont un pilier du capitalisme mondial au même titre que les Etats-Unis. Le démantèlement de l’impérialisme français, la destruction de ses bases militaires, de ses outils de contrôle et de domination, sont une condition nécessaire à la construction d’un monde réellement commun. Le capitalisme français s’est construit sur le pillage, le génocide, l’esclavage, l’indigénat dans les colonies, la destruction des  aspirations nationales des nations sans Etats comme la Corse et le pays basque, la mainmise sur une grande partie de l’Afrique et l’alliance stratégique avec le sionisme et les régimes compradores du monde arabe. Notre internationalisme signifie que nous refusons le mythe de la grandeur française, de la France Une et indivisible, nous refusons la sacralisation de ses possessions et des ses frontières actuelles. Nous défendons le droit à l’autodétermination et à l’indépendance politique pour les peuples des Antilles,  de Guyane, de la Réunion, de Kanaky, de la Polynésie et la libération réelle de toutes les néos-colonies françaises.